À propos
Notre histoire, notre mission et
nos valeurs
La fondation d’Art Canada
Notre Histoire
Lancé en 2013, Art Canada (l’IAC) est la seule organisation au pays dont le mandat est de promouvoir l’étude d’une histoire inclusive et plurielle de l’art canadien, tant en anglais qu’en français, auprès d’un vaste public au Canada et à l’international. L’IAC collabore avec plus d’une cinquantaine de spécialistes de la culture visuelle, issus des milieux universitaire et muséal notamment, et qui conçoivent des textes inédits et fouillés sur les personnages, thèmes et enjeux qui définissent l’histoire de l’art canadien.
Avant nos publications, la documentation accessible et faisant autorité, sur la vie et l’œuvre des artistes qui ont contribué à la culture visuelle au pays, était difficile à trouver. Nous avons créé une ressource numérique pour vous informer sur ces œuvres et vous indiquer où les trouver. En fonctionnant comme une encyclopédie d’art interactive, une bibliothèque et un musée virtuel, l’IAC est une ressource indispensable sur le patrimoine visuel canadien.
NOTRE MISSION
À l’IAC, l’histoire de l’art canadien participe d’une conversation contemporaine. Nous promouvons l’étude d’une histoire inclusive, plurielle et bilingue de l’art canadien, auprès d’un vaste public au Canada et à l’international.
« Une redéfinition du discours sur l’histoire de l’art canadien. »
« Une ressource complète, sur plusieurs plans. »
« La meilleure nouvelle en art canadien depuis longtemps. »
« Une infusion de vie numérique dans l’art canadien. »

Reconnaissance territoriale

Meryl McMaster, Bring Me to This Place (Amnez-moi dans ce lieu), 2017. Reproduit dans Art et artistes d'Ottawa : une histoire illustrée.
L’Institut de l’art canadien (IAC) souhaite reconnaître que cette terre où nous vivons, travaillons et créons a constitué le territoire traditionnel des Mississaugas de Credit, des Haudenosaunee (Iroquois), des Anichinabés et des Hurons-Wendat. Aujourd’hui, ce lieu de rencontre est encore la demeure de nombreux peuples autochtones de toute l’île de la Tortue et nous sommes reconnaissants d’avoir l’occasion d’y travailler.
L’IAC offre une programmation virtuelle à des publics de partout au pays et fonctionne, en écrivant ce texte même, à la manière d’un espace de travail en ligne, complètement à distance, avec du personnel à Toronto, Hamilton et Montréal, et des collaborateurs et collaboratrices vivant et travaillant en de nombreux endroits de l’île de la Tortue/au Canada. Nous tenons à exprimer notre reconnaissance pour avoir la possibilité de vivre et de travailler dans tous ces lieux, qui sont les terres ancestrales des peuples autochtones et qui abritent de nombreuses communautés de Premières Nations, de Métis et d’Inuits. En tant qu’institution investie dans une programmation virtuelle, nous avons la responsabilité de considérer notre empreinte carbone et numérique, et de prendre la mesure de son impact sur le territoire et les communautés. L’IAC étant basé à Toronto, nous honorons et cherchons spécialement à comprendre les relations que les Mississaugas de Credit, les Haudenosaunee (Iroquois), les Anichinabés, et les Hurons-Wendat entretiennent avec leur terre ancestrale, et nous nous efforçons de nous engager plus encore auprès de ces communautés.
Nous reconnaissons l’incroyable diversité des pratiques artistiques autochtones de l’île de la Tortue et de l’Inuit Nunangat qui sont intrinsèquement liées à la terre et nous sommes reconnaissants et honorés d’avoir l’occasion d’en apprendre davantage sur ces pratiques. Nous respectons les enseignements des communautés autochtones, des sages et des gardien·nes du savoir sur la terre et sommes choyés pour chacune des occasions de collaboration à laquelle invite notre programmation.
En reconnaissant l’histoire et les pratiques systémiques, encore vivaces, de colonialisme dans l’île de la Tortue/au Canada qui ont opprimé les peuples autochtones, l’IAC reconnaît également avoir bénéficié du colonialisme. Nous nous engageons à travailler activement à la réconciliation avec les communautés autochtones et nous nous efforçons d’en apprendre davantage sur leurs visions du monde, et à développer et entretenir de saines relations avec les conseillers, conseillères, les sages et les gardien·nes du savoir autochtones pour mieux mettre en lumière l’œuvre d’artistes autochtones. Par cette reconnaissance territoriale, l’IAC souhaite exprimer son profond respect pour les peuples autochtones et leurs communautés, de même que pour leurs traditions artistiques et leurs créateurs et créatrices.
La Diversité, l’équité et l’inclusion
À l’Institut de l’art canadien, nous nous engageons à adopter ces principes dans toutes les facettes de notre travail :
La diversité – un principe qui consiste à respecter les différences entre toutes les personnes, à valoriser le vécu des personnes marginalisées et à favoriser une pluralité de perspectives et de voix. Nous reconnaissons que de nombreuses personnes ont été et continuent d’être victimes de discrimination systémique au Canada. Nous devons nous attaquer avec force, et de manière consciente et réfléchie, aux obstacles systémiques causés par le racisme, le sexisme et par la discrimination fondée sur la capacité, sur le genre et envers les homosexuel·les. Nous prendrons des mesures concrètes pour créer davantage de possibilités pour les personnes autochtones, noir·es, de couleur, LGBTQ2S+, non binaires, de genre non conforme, sourd·es, vivant avec un handicap et pour les femmes.
L’équité – un principe visant à garantir que tous et toutes puissent participer de manière significative à notre travail et à notre programmation (au moment d’écrire ces lignes, l’IAC offre une programmation exclusivement virtuelle). Conscients que toutes les personnes n’ont pas accès, ou un accès comparable, aux ressources et aux opportunités, nous voulons adapter nos procédures et adopter des pratiques et des outils appropriés pour garantir que les personnes ayant des exigences différentes puissent également jouir des occasions que nous offrons et accéder à notre programmation. En cela, nous reconnaissons du même souffle les inégalités socio-économiques et leur rôle dans les limitations auxquelles sont confrontés un grand nombre d’artistes et de communautés.
L’inclusion – un principe d’ouverture qui consiste à accueillir toutes personnes désireuses de participer à notre programmation, grâce à l’adaptation de nos comportements, de nos modalités de communication et de notre environnement, afin de créer un espace respectueux embrassant totalement la diversité. Pour parvenir à l’inclusion, nous reconnaissons différentes visions du monde, coutumes, modes d’interaction et divers comportements. Nous nous engageons à renforcer nos compétences culturelles, de manière individuelle et collective, et à créer des ouvertures pour un engagement authentique. Nous reconnaissons que l’inclusion exige de célébrer différentes perspectives et de remédier aux inégalités de pouvoir pour favoriser l’épanouissement d’un sentiment d’appartenance.

Shuvinai Ashoona, Audience (Auditoire), 2014. Reproduit dans Shuvinai Ashoona : sa vie et son œuvre.
Notre engagement en faveur de la diversité, de l’équité et de l’inclusion requiert un apprentissage et un travail constants. Nous nous engageons à mettre en place des processus de travail équitables et à établir des relations respectueuses en engageant du personnel et en faisant appel à des intervenant·es, tout en nous adressant à une population aussi étendue que possible par l’entremise de nos programmes et nos initiatives. Nous aspirons à célébrer les artistes et les historien·nes de l’art autochtones, qui sont les premiers habitants de cette terre, et à reconnaître les artistes et les historien·nes de l’art du Canada, de toutes les origines, afin que leur travail soit reconnu et que le public y ait accès numériquement.
À l’IAC, nous avons le privilège et l’occasion unique, par l’entremise de notre programmation, de raconter les histoires et de présenter les œuvres d’artistes de tout le Canada; notre mandat est également de promouvoir l’étude d’une histoire de l’art inclusive et plurielle auprès du plus vaste public qui soit. Nous nous évertuons à refléter et à représenter la diversité des créateurs et créatrices qui jalonnent l’histoire de ce pays, en pleine conscience des inégalités et du fait que nombre d’entre ces artistes n’ont pas eu, et n’ont toujours pas, de soutien pour développer leur pratique ou de reconnaissance de leurs œuvres, ou encore de tribune pour les diffuser.
Par conséquent, nous avons à cœur de collaborer avec des artistes et des historien·nes de l’art autochtones, noir·es, racisé·es, vivant avec un handicap, ainsi que femmes, et s’identifiant à une ou plusieurs identités de la communauté LGBTQ2S+. Nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour un avenir de réconciliation et de justice sociale.
À compter de mai 2022, voici quelques-unes des initiatives que nous avons entreprises :
Dans le cadre de notre projet de livres d’art canadien en ligne, nous nous engageons à présenter les œuvres d’un éventail diversifié et inclusif d’artistes canadien·nes qui vont au-delà et élargissent le canon traditionnel de l’histoire de l’art. Parmi nos publications de cette année figurent Maud Lewis : sa vie et son œuvre, Kent Monkman : sa vie et son œuvre et Gathie Falk : sa vie et son œuvre, tandis que nos ouvrages en cours de production sont consacrés à Jin-me Yoon, Marion Nicoll, Carl Beam, Denyse Thomasos, Sophie Pemberton, Hannah Maynard, Tim Whiten, Betty Goodwin, et Florence McGillivray.
Nous développons des expositions virtuelles, en collaboration avec des partenaires institutionnels et avec des artistes et des commissaires, pour mettre en valeur les œuvres d’une variété d’artistes qui reflètent l’histoire riche en diversité et la nature multiculturelle du Canada. En 2021-2022, notre programme d’expositions virtuelles a notamment été consacré à C. D. Hoy et Karen Tam.
Nous travaillons en étroite collaboration avec des spécialistes en éducation, car nous sommes conscients de l’importance que les enseignant·es et les élèves de tous horizons se reconnaissent dans nos programmes scolaires. Dans la conception et la planification de nos ressources pédagogiques, nous nous engageons à faire connaître chaque année des artistes issu·es de communautés marginalisées. En 2021-2022, nous avons publié des ressources sur C. D. Hoy, Mary Pratt et Annie Pootoogook.
Dans nos infolettres hebdomadaires et sur nos réseaux sociaux, nous veillons à faire entendre les voix nouvelles des artistes d’aujourd’hui qui changent la conversation sur l’art et son histoire au pays.
Dans nos publications, diffusées tant en anglais qu’en français, nous adoptons des pratiques d’écriture inclusive et développons et mettons en œuvre des pratiques stylistiques conséquentes. Nous nous engageons à recourir à une langue respectueuse et inclusive (notamment en français, en n’invisibilisant pas les femmes et en priorisant un langage neutre du point de vue du genre dans nos publications futures).
Nous avons lancé le programme de bourses de recherche Redéfinir l’histoire de l’art canadien afin de soutenir des projets de recherche majeurs portant sur la culture visuelle canadienne, dans sa grande diversité. En juin 2022, nous présenterons les premières personnes lauréates de ces bourses.
L’Institut de l’art canadien s’engage à placer la diversité, l’équité et l’inclusion au cœur de ses pratiques, tant en matière de personnel que de modes de gestion. Nous croyons que ces principes doivent être vécus au jour le jour, dans nos interactions mutuelles et dans l’équipe et l’organisation que nous voulons construire. Nous travaillons de manière continuelle avec la conseillère en équité, diversité et inclusion (ÉDI), Sheila James, pour explorer de nouvelles stratégies organisationnelles. Nous tâchons de devenir une institution accessible, dotée d’un espace de travail ouvert, sécuritaire et inclusif. Nous avons beaucoup de reconnaissance pour les personnes qui nous guident dans cette voie et avons confiance de continuer à progresser dans les mois à venir.
Vos questions et commentaires sont les bienvenus. N’hésitez pas à nous écrire à info@artcanada.com.