Gershon Iskowitz, Northern Lights Septet No. 3 (Septuor des aurores boréales no 3), 1985 Huile sur toile, sur contreplaqué façonné en sept sections, d’un bout à l’autre : 233,5 x 410,2 cm, University of Lethbridge Art Gallery

Dans ces œuvres, un effet visuel paradoxal quant à la direction et au mouvement est obtenu par une distorsion optique prononcée dans les panneaux gauche et droit, qui comprennent chacun trois pièces en forme d’arc se chevauchant. Le panneau central de chacun des Septuors est le seul qui ne soit pas déformé.   Le conservateur Roald Nasgaard commente ces œuvres :   [Les Septuors sont comme] des tablettes géantes ou des vitraux, ou des segments de retable. D’un point de vue stylistique, ces œuvres ressemblent à des paysages abstraits en colour-field, mais Gershon a haussé la barre de l’expressivité. Ils sont moins lyriques, plutôt stridents, les couleurs sont intenses plutôt que lumineuses. Ils sont magnifiques mais non anodins, plus hiératiques que profanes. Qu’est-ce qui avait précipité une telle réorientation vers quelque chose de mystique? Nous ne pouvons que spéculer.   Cette rubrique en vedette est extraite de Gershon Iskowitz : sa vie et son œuvre par Ihor Holubizky.

Septuor des aurores boréales no 3, 1985, de Gershon Iskowitz