Jean Paul Lemieux, Les Ursulines, 1951 Huile sur toile, 61 x 76 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec

À l’effet de permanence s’ajoute celui d’enfermement, que traduisent les murs aveugles des bâtiments, les ouvertures condamnées et l’absence d’horizon. Les religieuses, venues de Tours et de Dieppe au dix-septième siècle pour se consacrer à l’éducation de la jeunesse autochtone et française, demeureront cloîtrées jusqu’en 1967. Lemieux les représente dans leur jardin, unique espace qui leur est autorisé à l’extérieur des murs du couvent.


Les Ursulines est l’évocation puissante de la vie monastique, du mouvement suspendu dans un temps indéfini où seuls l’arbre, les fruits dans le panier et les ombres portées nous ramènent à la réalité d’une journée d’été ensoleillée.


Cette rubrique en vedette est extraite de Jean Paul Lemieux : sa vie et son œuvre par Michèle Grandbois.

Les Ursulines, 1951, de Jean Paul Lemieux