Harold Town, Lumière silencieuse No 11, 1968-1969 Huile et lucite sur toile, 132,1 x 132,1 cm, succession de Harold Town

Comment Town peut-il établir un lien entre cette toile et l’œuvre de Johannes Vermeer (1632-1675)? Depuis longtemps, il s’intéresse à Piet Mondrian (1872-1944), bien connu pour son goût de l’ordre et de la structure, et l’œuvre de Vermeer partage ces mêmes qualités. Il faisait également preuve d’une maîtrise du rendu de l’espace et de la lumière. Ici, Town entrelace des formes curvilignes aléatoires (des fragments des boules de verre cassées) avec l’éclat de surface caractéristique de l’op art, intégrant ces deux éléments dans une composition rigoureusement ordonnée. Dans un essai de catalogue écrit en 1967 au sujet de Town, son galeriste Jerrold Morris résume les priorités émergentes de son œuvre de la fin des années 1960 : « Elle est caractérisée par une complexité maîtrisée par l’intelligence, et par un lyrisme contenu par la formalité. »


Cette rubrique en vedette est extraite de Harold Town : sa vie et son œuvre par Gerta Moray.

Lumière silencieuse No 11, 1968-1969, de Harold Town