Paraskeva Clark, Petroushka, 1937 Huile sur toile, 122,4 x 81,9 cm, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

Elle transpose l’histoire de Petroushka (équivalent russe de Punch ou de Polichinelle) pour décrire le sort de l’ouvrier assujetti aux intérêts du capitalisme (le banquier dans l’histoire d’origine) et harcelé par ses sbires (le policier). Le spectateur voit en plongée la scène qui se déroule dans une cour pavée entre deux immeubles d’habitation. La foule réagit au spectacle en sifflant et en brandissant le poing, geste qui rappelle le symbole antifasciste d’unité, de force et de résistance et qui figure ici l’appui de Clark à la cause des ouvriers.


Clark attend beaucoup de Petroushka. Elle le présente d’abord à l’exposition du Groupe des peintres canadiens (Canadian Group of Painters) en 1937, en compagnie de Champ de blé, 1936, et de Bathing the Horse (Le bain du cheval), 1937, qui forment une troïka d’œuvres d’inspiration russe. La toile reste en sa possession jusqu’à son achat par la Galerie nationale du Canada (aujourd’hui le Musée des beaux-arts du Canada) en 1976.


Cette rubrique en vedette est extraite de  Paraskeva Clark : sa vie et son œuvre par Christine Boyanoski.

Petroushka, 1937, de Paraskeva Clark