Alex Colville, Horse and Train (Cheval et train), 1954 Tempera à la caséine sur panneau dur, 41,2 x 54,2 cm, Art Gallery of Hamilton

Campbell a fait le tour de l’Amérique du Nord en 1953, avec un arrêt à l’Université Mount Allison à Sackville, au Nouveau-Brunswick, pour une séance de lecture; c’est là que Colville rencontre le poète. Un croquis daté de mars 1954, où figurent des dessins préparatoires pour Cheval et train, comporte ces lignes du poème, écrites de la main de Colville.   Ce tableau révèle de nombreuses interprétations possibles. Est-ce une métaphore de la vie humaine, le cheval représentant l’individu, la voie ferrée, le temps, et le train, la mort? L’artiste regrette-t-il la mécanisation du monde et ses effets déplorables sur la nature? Comme l’observe le conservateur David Burnett, peu importe l’interprétation qu’on lui donne, l’impact du tableau demeure le même : « Une façon de voir un cheval noir n’en exclut pas d’autres […]. Toutes les interprétations sont poétiquement aiguisées par la stupéfaction et la surprise ressenties devant l’image. »   Cette rubrique en vedette est tirée de l’ouvrage Alex Colville : sa vie et son œuvre écrit par Ray Cronin.  

Une rencontre capitale