Image composite associant une photographie aérienne d'une rivière (à gauche) et une peinture surréaliste mêlant paysage urbain et montagneux (à droite).
GAUCHE : Edward Burtynsky, Row Irrigation, Imperial Valley, Southern California, USA (Irrigation en rangée, vallée impériale, Californie du Sud, États-Unis), 2009,
Photographie, avec l’aimable autorisation de la Nicholas Metivier Gallery, Toronto, © Edward Burtynsky
DROITE : Edward Su, Discovery (Découverte), 2024, acrylique sur toile, 45,7 x 60,9 cm
Le défi étudiant s’inspirer de l’art canadien 2024

Célébrer la relève artistique du Canada

Qui sont vos héroïnes et vos héros? Quelle responsabilité avons-nous à l’égard de la planète? Quel est votre premier souvenir? Comment vous rapprochez-vous de votre culture? Nous avons lancé un appel aux élèves de partout au Canada qui y ont répondu par des créations inspirées des meilleur·es artistes d’ici. Maintenant à sa quatrième édition annuelle, le défi étudiant reçoit des œuvres de jeunes talents de la 7ᵉ à la 12ᵉ année, d’un océan à l’autre. Cette relève s’intéresse aux avant-gardistes comme Edward Burtynsky (né en 1955), Helen McNicoll (1879-1915) et Karen Tam (née en 1977) tout en traitant de thèmes comme la communauté, le courage et les relations, qui devraient trouver un écho auprès de toutes les générations. Les œuvres présentées ici attestent de la remarquable ingéniosité de la relève artistique de demain et témoignent de la contribution inestimable des enseignant·es d’arts plastiques qui l’encadrent et la cultivent.


L’Institut de l’art canadien remercie Canadian Geographic pour le soutien apporté dans la diffusion médiatique de cette édition du défi.

L’exposition

À propos d’Oscar Cahén :

Aussi influent en tant que peintre d’avant-garde qu’illustrateur commercial, Oscar Cahén (1916-1956) a réalisé des images et des couvertures de magazines qui ont contribué à façonner les idées de la population canadienne sur le monde qui l’entoure, y compris sur les questions sociales et politiques.


À propos de l’inspiration de l’élève :

Oscar Cahén est un peintre reconnu pour ses dessins et ses peintures vibrantes et abstraites. La murale qu’il a réalisée pour le salon du personnel et la cafétéria du bureau de la direction de la Compagnie Pétrolière Impériale à Toronto m’a fascinée. Pour la concevoir, Cahén utilise un style d’art abstrait, composé de formes et de traits colorés qui créent un motif cohérent et dynamique. Sa murale a donné vie à l’atmosphère autrefois grise de l’endroit, la transformant en une pièce aux couleurs éclatantes. J’ai voulu incorporer ces couleurs dans mon œuvre d’art numérique, afin d’explorer le concept de la mort. L’homme et le crâne de mon dessin regardent loin de la personne spectatrice, et sont entourés de formes et de couleurs vives symbolisant la vie et la nature. Bien qu’ils n’évoquent pas la décomposition, ces éléments, mélangés ensemble, renforcent l’idée d’apporter un changement lumineux à un concept autrefois sombre.


–Lana Yousef (9e année, Silverthorn Collegiate Institute, Etobicoke, Ontario)

Intérieur de restaurant moderne avec des tables et chaises en bois, présentant de grandes fresques murales abstraites et colorées sur le mur.

L’inspiration

Oscar Cahén, murale composite, salon du personnel et cafétéria de l’immeuble de la Compagnie Pétrolière Impériale, Toronto, 1956

Acrylique sur toile, environ 294,6 x 670,6 cm

Illustration stylisée d’une femme noire de profil avec des cheveux afro texturés, superposée à des motifs géométriques abstraits, accompagnée d’un crâne dessiné au trait faisant face dans la direction opposée.

L’œuvre d’art de l’élève

Lana Yousef, Dancing With Death (Danser avec la mort), 2024

Illustration numérique, 16,4 x 15,9 cm

À propos d’Helen McNicoll :

Helen McNicoll (1879-1915), l’une des artistes les plus prolifiques au pays, obtient des éloges pour ses représentations lumineuses et ensoleillées de paysages ruraux, de sujets d’enfants et de figures féminines modernes – des œuvres qui ont contribué à populariser l’impressionnisme au Canada.


À propos de l’inspiration de l’élève :

Parfois, le poids de l’adolescence ou les défis de l’âge adulte me semblent écrasants. Dans ces moments, je me prends à regretter l’insouciance de l’enfance, lorsque les responsabilités étaient peu nombreuses et les soucis, légers. Cette œuvre est inspirée par les tendres représentations de l’enfance d’Helen McNicoll. Certaines des fabuleuses œuvres d’art de McNicoll illustrent la bonté simple de l’enfance, une période où le monde semble plein de possibilités infinies. En hommage à l’héritage de McNicoll, j’ai voulu créer une scène de mon enfance en me basant sur mes vagues souvenirs, tout en établissant mon style artistique personnel pour montrer mon désir de retourner à cette époque d’innocence et de joie pure.


–Muying Deng (9e année, Regina Christian School, Regina, Saskatchewan)

Peinture impressionniste de deux femmes en robes blanches et chapeaux au bord d’une rivière ensoleillée, entourées d’arbres et de fleurs.

L’inspiration

Helen McNicoll, Watching the Boat (Observant le bateau), v.1912

huile sur toile, 64,1 x 76,8 cm, collection privée

Illustration colorée de deux jeunes enfants assis par terre devant une petite boutique, jouant avec des objets, tandis qu’un étudiant avec un sac à dos passe à l’arrière-plan.

L’œuvre d’art de l’élève

Muying Deng, To My Vanished Childhood (À mon enfance disparue), 2024

Crayon de couleur sur papier, 30,5 x 25,4 cm

Peinture de femmes en uniforme travaillant et socialisant dans une cafétéria, l’une d’elles servant des pâtisseries dans une grande salle.

L’inspiration

Molly Lamb Bobak, Canteen, Nijmegen, Holland (Cantine, Nimègue, Hollande), 1945

Huile et encre sur toile, 51,2 x 61,1 cm

Musée canadien de la guerre, Ottawa

À propos de Molly Lamb Bobak :

Molly Lamb Bobak (1920-2014) a été la première femme canadienne à servir en tant qu’artiste de guerre officielle. Ses peintures et ses dessins constituent un témoignage important de la participation féminine à la Seconde Guerre mondiale.

Portrait d’une femme en uniforme bleu et portant un chapeau noir portant l’inscription « H.M.C.S. », assise à l’intérieur et regardant de côté.

L’œuvre d’art de l’élève

Luvena Theodora Rhosa, Navy Conviction (Conviction de la marine), 2024

Acrylique sur toile, 35 x 25 cm

À propos de l’inspiration de l’élève :

Les peintures de Molly Lamb Bobak, commémorant des moments et des scènes de la Seconde Guerre mondiale, m’ont inspirée pour créer cette œuvre. Je voulais exprimer ma gratitude et mon admiration envers les personnes qui ont combattu pendant la guerre en peignant l’une des combattantes canadiennes. Le titre Navy Conviction (Conviction de la marine) suggère à quel point les femmes ont dû travailler dur pour avoir les mêmes chances que les hommes dans divers emplois. J’admire vraiment l’histoire qui se cache derrière les œuvres d’art de Molly Lamb Bobak, ce qui m’a motivée à peindre cette œuvre.


–Luvena Theodora Rhosa (9e année, Milton District High School, Milton, Ontario)

À propos d’Alex Colville :

L’artiste des Maritimes Alex Colville (1920-2013) a créé des œuvres figuratives qui sondent la réalité humaine et, souvent, il a teinté ses scènes de la vie quotidienne d’une forte tension dramatique.


À propos de l’inspiration de l’élève :

L’art canadien a toujours occupé une place particulière dans mon cœur et, en vieillissant, j’ai commencé à apprécier le travail d’artistes tels qu’Alex Colville, qui a réussi à capturer des moments ordinaires et à les transformer en compositions artistiques dynamiques qui captivent le public. Le peintre Colville y parvient grâce à un incroyable souci du détail, à un talent exceptionnel et, bien sûr, à la tension dramatique dont il infuse son art. Inspirée par Cyclist and Crow (Cycliste et corbeau) de Colville, j’ai voulu explorer ce concept et créer ma propre œuvre de fiction. Au milieu de vastes étendues d’eau, sous un ciel azur dépourvu de nuages, un pêcheur solitaire profite d’une journée plutôt banale. Il est loin de se douter qu’une créature redoutable se dirige tout droit vers son bateau. Sous l’effet de la tension dramatique, le spectateur retient son souffle, attendant que l’illusion de paix se brise.


–Jade Amberg (9e année, Colonel By Secondary School, Ottawa, Ontario)

Une personne faisant du vélo blanc sur un sentier longeant une zone humide herbeuse, avec un oiseau noir volant à proximité.

L’inspiration

Alex Colville, Cyclist and Crow (Cycliste et corbeau), 1981

Acrylique sur Masonite, 70,6 x 100 cm

Musée des beaux-arts de Montréal, Don de Lavalin Inc. (1991.15)

Peinture d’un petit bateau de pêche sur l’océan, avec une personne lançant une ligne, tandis qu’un grand requin surgit de l’eau en direction de l’appât.

L’œuvre d’art de l’élève

Jade Amberg, The Boat and the Shark (Le bateau et le requin), 2024

Acrylique sur toile, 50,8 x 50,8 cm

À propos de Jim Oskineegish :

Jim Oskineegish est un artiste et un guérisseur de la Première Nation Eabametoong. Depuis le début des années 2000, Oskineegish travaille dans le style de l’école de Woodland, une approche de la peinture défendue par Norval Morrisseau (1931-2007). Les œuvres d’Oskineegish véhiculent des histoires et des légendes, ainsi que des valeurs et des enseignements ojibwés.


À propos de l’inspiration de l’élève :

La peinture Changes (Changements) de Jim Oskineegish est la source d’inspiration de Something More (Quelque chose de plus). L’art communique différemment et suscite diverses interprétations de la part de chaque personne qui l’observe. Mon analyse personnelle de ce tableau est que chaque poisson provient de la même espèce, mais tous deux osent être différents chacun à leur manière. Oskineegish peint avec des couleurs vives et très contrastées qui soulignent cette diversité, tout en créant une unité dans l’ensemble de la composition. Ma réaction à l’œuvre d’Oskineegish a également été influencée par une citation de l’ancien président des États-Unis, Thomas Jefferson : « Si vous voulez quelque chose que vous n’avez jamais eu auparavant, vous devez être prêt à faire quelque chose que vous n’avez jamais fait ». Avec Something More (Quelque chose de plus), je cherche à représenter le courage nécessaire pour s’écarter des normes et des attentes de la société de sorte que ça révèle une part invisible de soi-même.


–Rakhshinda Sahrish Chowdhury (9e année, J. Clarke Richardson Collegiate, Ajax, Ontario)

Peinture abstraite colorée de deux poissons stylisés aux motifs audacieux et formes vives sur un fond bleu et violet.

L’inspiration

Jim Oskineegish, Changes (Changements), 2013

Acrylique sur toile, 91 x 122 cm

Collection privée

Avec l’aimable autorisation de la DaVic Gallery of Native Canadian Arts, Coquitlam, C.-B.

Peinture sous-marine colorée d’un récif corallien avec un grand poisson orange, de plus petits poissons et des plantes marines au-dessus d’un banc de poissons bleus.

L’œuvre d’art de l’élève

Rakhshinda Sahrish Chowdhury, Something More (Quelque chose de plus), 2024

Techniques mixtes sur papier, 25 x 30 cm

Peinture colorée d’une forêt d’automne avec de grands arbres, des rochers et un feuillage rouge recouvrant le sol.

L’inspiration

Tom Thomson, Autumn’s Garland (Guirlande automnale), 1915-1916

Huile sur toile, 122,5 x 132,2 cm

Collection du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

Achat 1918

À propos de Tom Thomson :

Bien que la carrière prometteuse de Tom Thomson (1877-1917) en tant qu’artiste ait été interrompue, il a laissé une marque indélébile sur la tradition paysagiste du Canada. Ses peintures audacieuses et expressives des panoramas du parc Algonquin, en Ontario, ont fini par définir une identité visuelle considérée comme typiquement canadienne.

Œuvre complexe en papier découpé présentant trois scènes verticales : une personne lisant parmi des fleurs, des figures et formes abstraites, et un skateboardeur entouré de visages fantomatiques.

L’œuvre d’art de l’élève

Persephone Wangen, Driving Angles (Angles directeurs), 2024

Papier découpé à la main, 28 x 36 cm

À propos de l’inspiration de l’élève :

Lorsqu’on regarde Autumn’s Garland (Guirlande automnale) de Tom Thomson, on peut voir les vastes mouvements des feuilles et les effets de superposition des formes dans le paysage; et ses couleurs vives, vibrantes et chaudes. J’ai essayé de créer ces mêmes sentiments d’imagination, de perspective et de construction dans un découpage de papier exécuté avec une lame X-Acto. Mon travail est teinté des émotions vacillantes de la jeunesse et de l’adolescence : l’optimisme et le pessimisme, le sentiment de perdre la tête dans un pays de rêves tout en restant connecté à ses racines.


–Persephone Wangen (9e année, Sir Winston Churchill Secondary School, Vancouver, Colombie-Britannique).

À propos de Mina dela Cruz :

Originaire des Philippines, Mina de la Cruz est une peintre réaliste établie à Toronto dont les natures mortes témoignent d’un talent certain pour le dessin et d’une grande inventivité compositionnelle.


À propos de l’inspiration de l’élève :

En tant que peintre réaliste contemporaine, je me concentre principalement sur la nature morte et le portrait. Dans mes œuvres, ma technique est basée sur le style académique ou traditionnel de la peinture. J’ai créé ma propre composition en utilisant des objets aux formes agréables et aux couleurs harmonieuses. Dans mes natures mortes, j’essaie de révéler l’âme de mon sujet en maîtrisant les détails et les nuances de couleur et de texture, et en évoquant les parfums des objets représentés. J’y ajoute une touche de créativité et beaucoup d’émotion pour créer un moment magique avec le public. Je me suis inspirée de l’artiste canadienne Mina de la Cruz.


–Victoria Nalbandyan (9e année, Victoria Art Studio, Laval, Québec)

Nature morte représentant une bouilloire en métal usé avec une poignée courbée, une tasse en bois, de petites tasses empilées, et un tissu rouge drapé sur une table en bois avec des feuilles à proximité.

L’inspiration

Mina de la Cruz, Meditation (Méditation), s.d.

Huile sur lin, 50,8 x 40,6 cm

Nature morte représentant un buste en marbre blanc d’une jeune fille, des fleurs roses dans un vase décoratif, trois coings jaunes et un bol avec des poissons rouges, le tout sur fond de tissu sombre drapé.

L’œuvre d’art de l’élève

Victoria Nalbandyan, L’admiration en silence, 2024

Huile sur toile, 60,9 x 76,2 cm

À propos de Clarence Gagnon :

Connu pour ses représentations impressionnistes du Québec rural, Clarence Gagnon (1881-1942) était particulièrement doué pour saisir son sujet en hiver, produisant des scènes enneigées et tranquilles, composées de couleurs vives et de forts contrastes dans les ombres et lumières.


À propos de l’inspiration de l’élève :

Clarence Gagnon est un artiste canadien-français connu pour ses paysages du Québec. L’estampe Retour de l’église m’a rappelé la messe du samedi à laquelle j’assiste chaque semaine à l’église catholique chinoise de Montréal. Après la messe, nous nous rendons tous au centre communautaire de l’église, situé à quelques minutes de marche. En hiver, nous marchons très vite, la tête baissée, pour échapper au froid. Retour de l’église m’a rappelé cette scène que j’ai voulu représenter dans mon tableau. J’ai apprécié les contrastes créés par les couleurs vibrantes de l’œuvre de Gagnon et j’ai tenté de les recréer dans ma peinture.


–Yuzhi An (9e année, Paramount Study, Montréal, Québec)

Peinture d’une scène de village enneigé avec des personnes rassemblées près d’un traîneau tiré par des chevaux, des arbres dénudés et le clocher d’une église en arrière-plan.

L’inspiration

Clarence Gagnon, Retour de l’église, 1926

Épreuve monotype sur papier japonais, 23,6 x 30,3 cm

Collection du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

Achat 1927

Peinture d’une scène de village enneigé avec des silhouettes emmitouflées passant devant un bâtiment de type église, des arbres dénudés et des bâtiments aux tons pastel en arrière-plan.

L’œuvre d’art de l’élève

Yuzhi An, Saturday Mass (Messe du samedi), 2024

Acrylique sur toile, 30,5 x 40,5 cm

Peinture de deux femmes aux cheveux foncés, l’une de face et l’autre de profil, s’enlaçant sur un fond stylisé.

L’inspiration

Prudence Heward, The Emigrants (Les immigrantes), 1928

Huile sur toile, 66 x 66 cm

Collection privée

À propos de Prudence Heward :

Acclamée par la critique dès le début de sa carrière, l’artiste montréalaise Prudence Heward (1896-1947) a développé un style et une méthode de peinture qui reflètent ses propres expériences en tant que femme moderne naviguant dans le paysage social changeant du Canada de l’entre-deux-guerres.

Portrait surréaliste d’une jeune femme avec deux visages dupliqués aux tons violets à ses côtés, leurs mains encadrant son menton, avec des carrés semblables à des pixels se dissolvant à travers l’image.

L’œuvre d’art de l’élève

Maytal Peres, Malfunctioning (Dysfonctionnement), 2024

Acrylique sur toile, 55,9 x 71,2 cm

À propos de l’inspiration de l’élève :

Malfunctioning (Dysfonctionnement) s’inspire de The Emigrants (Les immigrantes) de Prudence Heward et vise à critiquer les normes et les tendances sociales. Lorsque j’ai vu le tableau d’Heward pour la première fois, il m’a vraiment parlé parce qu’on aurait dit que la personne de gauche guidait la personne de droite dans une certaine direction. Je l’ai perçu comme si la personne de droite hésitait à suivre. Je voulais exprimer la même idée de ne pas suivre le statu quo. Mon œuvre présente plusieurs autoportraits, avec des visages monochromes qui tentent de dominer la figure centrale. Les effets de pixellisation et de distorsion symbolisent le sentiment de malaise que suscite le fait de ne pas suivre la norme, ce qui provoque une défaillance dans le système sociétal.


–Maytal Peres (9e année, École secondaire Herzliah, Montréal, Québec)

À propos de Karen Tam :

À travers sa pratique créative, l’artiste montréalaise Karen Tam (née en 1977) explore les identités et les cultures matérielles des communautés diasporiques chinoises au Canada. Ses œuvres démontrent les nombreuses manières dont les objets voyagent à travers le temps, transportant avec eux des histoires qui comptent.


À propos de l’inspiration de l’élève :

J’ai choisi de créer un objet d’art sur le curling, parce que c’est la chose qui me passionne le plus. Je joue au curling depuis l’âge de six ans et je n’ai jamais pensé que je continuerais, mais maintenant, à treize ans, je pratique ce sport trois fois par semaine. Je serai la plus jeune joueuse de l’équipe canadienne U-18 l’année prochaine. L’œuvre Sporting Life (Vie sportive) de Karen Tam m’a incitée à combiner mon amour de l’art et ma passion pour le curling. La façon dont Tam associe des éléments de sa vie à la sculpture et à la peinture m’a inspirée. J’ai créé une pierre de curling en trois dimensions et j’ai ajouté des fragments de livres pour créer une texture et donner un sens à mon œuvre.


–Kenzie Moore (7e année, Devon Middle School, Fredericton, Nouveau-Brunswick)

Deux vases en porcelaine bleue et blanche avec des motifs de dragons complexes, placés côte à côte sur un fond uni.

L’inspiration

Karen Tam, Sporting Life: Football (Vie sportive : Football) et Sporting Life: Golf (Vie sportive : Golf)

Papier mâché (journal chinois, colle à papier peint avec fongicide et protection contre l’humidité), encre de Chine pigmentée/encre de Chine, gesso, vernis d’archivage UV, 40 x 25 x 25 cm chacun

Un objet sculpté rouge et argent ressemblant à une pierre de curling repose sur un collage de pages de livres déchirées, avec des gribouillis et des annotations.

L’œuvre d’art de l’élève

Kenzie Moore, Curling, 2024

Peinture acrylique et collage, 30,5 x 40,6 cm

À propos de Kent Monkman :

The Scream (Le cri), 2017, a été incluse dans l’exposition historique de Kent Monkman (né en 1965), Shame and Prejudice: A Story of Resilience (Honte et préjugés : une histoire de résilience), présentée au musée d’art de l’Université de Toronto. Dédiée à sa grand-mère paternelle, l’exposition mettait en lumière les mauvais traitements infligés par le Canada aux peuples autochtones. La photo de référence est Ammaakulutché par Chris Douglas.


À propos de l’inspiration de l’élève :

Dans The Scream (Le cri), 2017, de Kent Monkman, les horreurs des pensionnats autochtones sont mises en évidence lorsque des enfants sont agressivement arraché·es à leur famille. En tant qu’artiste métisse, cela me pousse à réfléchir au génocide culturel des peuples autochtones par le biais de mon art. Les pensionnats étaient des écoles parrainées par le gouvernement et dirigées par des églises afin d’assimiler les enfants autochtones en les dépouillant de leur culture, de leur langue et de leur identité. Dans mon tableau de gauche intitulé Ammaakulutché (qui signifie « réconciliation » en langue crow), j’ai peint Lakisha Flores (une mannequin crow) portant la tenue de cérémonie qu’on lui a composée et offerte. Cette tenue peut être considérée comme un symbole de la résilience de la culture et de l’histoire autochtones face aux horreurs du colonialisme et comme un symbole de la reconquête de la tradition. Ces horreurs sont représentées à droite par ma peinture Ihkulusshíia (qui signifie « effacement » en langue Crow) d’une jeune fille dans un pensionnat.


–Amelia Picard (11e année, École secondaire publique De La Salle, Ottawa, Ontario)

Scène chaotique d’agents en uniforme et de membres du clergé retirant de force des enfants à des familles en détresse devant un bâtiment rural.

L’inspiration

Kent Monkman, The Scream (Le cri), 2017

Acrylique sur toile, 213,4 x 335,3 cm

Collection du Denver Art Museum

Deux portraits côte à côte : à gauche, une personne en tenue traditionnelle autochtone tenant un éventail de plumes ; à droite, une personne en robe noire vue de dos sur un fond neutre.

L’œuvre d’art de l’élève

Amelia Picard, Ammaakulutché and Ihkulusshíia (Ammaakulutché et Ihkulusshíia) [diptyque], 2024

Acrylique sur toile, 152,4 x 101,6 cm

Vue aérienne d’un canal séparant des terres agricoles verdoyantes d’un côté et un désert aride de l’autre.

L’inspiration

Edward Burtynsky, Row Irrigation, Imperial Valley, Southern California, USA (Irrigation en rangée, vallée impériale, Californie du Sud, États-Unis), 2009

Photographie

Avec l’aimable autorisation de la Nicholas Metivier Gallery, Toronto

© Edward Burtynsky

À propos d’Edward Burtynsky :

Le photographe contemporain primé Edward Burtynsky (né en 1955) est vénéré dans le monde entier pour ses images fascinantes qui révèlent l’impact considérable de l’activité humaine sur la terre.

Peinture surréaliste d’un grand pinceau mêlant un paysage de forêt et de montagnes à une ligne d’horizon urbaine moderne, le tout reflété sur l’eau.

L’œuvre d’art de l’élève

Edward Su, Discovery (Découverte), 2024

Acrylique sur toile, 45,7 x 60,9 cm

À propos de l’inspiration de l’élève :

On oublie souvent la rapidité avec laquelle la technologie se développe. Des vastes édifices à l’intelligence artificielle, la technologie évolue au détriment de la nature. Ma peinture s’intéresse à la manière dont les artistes, ou les gens en général, peuvent changer la façon dont nous voyons le monde. Les images peuvent facilement nous tromper en nous faisant croire que le monde se porte bien. Dans mon œuvre, j’illustre la transformation du monde naturel en ville – quelque chose de plus métallique et artificiel – en juxtaposant une image de paysage montagneux à celle de la tour du CN. J’ai été inspiré par les photographies d’Edward Burtynsky qui montrent les relations entre la nature et les constructions humaines. J’ai voulu exprimer cette relation dans ma peinture et commenter la façon dont on peut être complètement inconscient des souffrances causées par nos actions.


–Edward Su (10e année, Unionville High School, Markham, Ontario)

À propos d’Ozias Leduc :

Largement autodidacte, Ozias Leduc (1864-1955) est l’un des plus importants peintres québécois. Son tableau L’enfant au pain est célèbre pour sa composition magistrale, conçue sur une période de sept ans.


À propos de l’inspiration de l’élève :

Le tableau L’enfant au pain d’Ozias Leduc m’a inspiré pour réaliser Boy With Junk (Garçon avec de la malbouffe), car je voulais représenter l’état d’esprit des adolescent·es d’aujourd’hui à travers un garçon qui est privilégié, mais qui ne se préoccupe pas vraiment de sa situation dans la vie. Du tableau de Leduc se dégage une impression de calme et de rêverie grâce au garçon penché sur son pain, jouant de l’harmonica, les yeux rivés sur ses restes. Pour contraster avec le calme affiché par le garçon (qui n’est ni riche ni privilégié), j’ai donné à mon sujet un regard agressif et féroce alors qu’il s’empiffre de cochonneries, sans se soucier de rien, assis sur l’harmonica. Il fixe la malbouffe avec intensité, ce qui est complètement opposé au sentiment général généré par le garçon dans la peinture d’Ozias Leduc.


–Haeum Park (10e année, Ernest Manning High School, Calgary, Alberta)

Un jeune garçon portant un chapeau et une chemise à carreaux rouges est assis à une table en bois, mangeant un morceau de pain avec un bol et une cuillère devant lui.

L’inspiration

Ozias Leduc, L’enfant au pain, 1892-1899

Huile sur toile, 50,7 x 55,7 cm

Collection du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

Achat 1969

Scène peinte d’un joueur de hockey en équipement complet assis sur un banc, mangeant un beignet glacé rose, avec à côté de lui une table couverte de malbouffe comme des hamburgers, des frites, des cupcakes et des sodas.

L’œuvre d’art de l’élève

Haeum Park, Boy With Junk (Garçon avec de la malbouffe), 2024

Pastel à l’huile et gouache, 45,7 x 60,9 cm

À propos de Lionel LeMoine FitzGerald :

L’artiste manitobain Lionel LeMoine FitzGerald (1890-1956) a été caractérisé par les critiques d’art comme « l’homme qui regarde par la fenêtre », en ce qu’il a produit de nombreuses vues intérieures et extérieures qui témoignent de ses méthodes d’observation habiles et transmettent un sens profond de la familiarité ainsi que du lieu.


À propos de l’inspiration de l’élève :

Spring Break (Semaine de relâche) s’inspire de From an Upstairs Window, Winter (D’une fenêtre d’en haut, l’hiver) de L. L. FitzGerald, qui montre comment les ambitions académiques affectent la fréquence à laquelle nous passons du temps à l’extérieur, à bouger et à nous amuser, comme nous le faisions lorsque nous étions de jeunes enfants. J’ai interprété l’œuvre originale comme une déclaration sur le fait de se surmener dans ses études. Oubliant momentanément le présent, nous nous retrouvons à nous inspirer d’une vue commune et à la transformer en un sentiment de sérénité et de nostalgie. L’atmosphère chaleureuse est évoquée dans un paysage hivernal et les éléments relatifs à l’étude sont laissés à la périphérie de l’œuvre. En outre, les directions uniques des arbres évoquent l’imperfection et l’espièglerie. Je voulais montrer que nous passons moins de temps à l’extérieur à cause de la technologie et des études, ce qui a un impact négatif sur notre bien-être mental. Même les plus courts moments passés à savourer les paysages de la nature peuvent purifier l’esprit et l’âme.


–Frankie Wu (11e année, Richmond Secondary School, Richmond, Colombie-Britannique)

Peinture d’une scène hivernale paisible vue à travers une fenêtre, montrant des arbres dénudés, des bâtiments couverts de neige, ainsi qu’un pichet blanc et un crayon sur le rebord de la fenêtre.

L’inspiration

Lionel LeMoine FitzGerald, From an Upstairs Window, Winter (D’une fenêtre d’en haut, l’hiver), v.1950-1951

Huile sur toile, 61 x 45,7 cm

Collection du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa (5800)

Achat 1951

Peinture aux tons doux d’une fenêtre ensoleillée avec des plantes en pot sur le rebord, donnant sur une cour avec des arbres en fleurs roses et une maison jaune, avec un piano à côté de la fenêtre.

L’œuvre d’art de l’élève

Frankie Wu, Spring Break (Semaine de relâche), 2024

Acrylique sur toile, 30,4 x 30,4 cm

Une femme en robe rouge foncé est assise pieds nus sur le sol sous un arbre, regardant vers le spectateur, avec des collines verdoyantes ondulantes et un sentier sinueux en arrière-plan.

L’inspiration

Prudence Heward, Girl on a Hill (Femme sur une colline), 1928

Huile sur toile, 101,8 x 94,6 cm

Collection du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

Achat 1929

À propos de Prudence Heward :

Prudence Heward (1896-1947) est une figure centrale du monde artistique montréalais de l’entre-deux-guerres. Célèbre pour son utilisation expressionniste de la couleur et ses formes sculpturales uniques, elle a composé des portraits de femmes modernes et audacieuses qui restent inégalés.

Peinture en triptyque montrant une personne se couvrant le visage, un torse avec du ruban de kinésiologie coloré, et des jambes avec une genouillère sur fond sombre.

L’œuvre d’art de l’élève

Janie Wilson, Pieces of Me (Morceaux de moi) [triptyque], 2024

Acrylique sur toile, 45,7 x 60,9 cm

À propos de l’inspiration de l’élève :

Prudence Heward est une peintre canadienne des années 1920. Son travail consistait à peindre des femmes d’une manière qui les rendait puissantes, par le contact visuel qu’elles établissaient avec les spectateurs et spectatrices. Son travail a été une grande source d’inspiration pour moi. J’ai voulu m’inspirer de ce qu’elle avait créé précédemment en y ajoutant mes propres expériences en tant que jeune femme handicapée. Je veux exprimer que j’ai été considérée comme un objet avec ces portraits en triptyque de mon corps, qui illustrent certaines parties de mon handicap. Je veux transmettre l’émotion que j’éprouve lorsque je parle à quelqu’un et que je peux sentir qu’il ne voit pas une personne, juste une maladie; quelque chose dont on peut rire. En créant cette œuvre d’art, je me suis réapproprié les émotions que les autres m’ont imposées et j’ai pu mettre au monde quelque chose de positif. Je ne suis pas mon handicap; il se trouve que je suis handicapée.


–Janie Wilson (12e année, Saugeen District Senior School, Port Elgin, Ontario)

À propos de David Altmejd :

Les sculptures complexes de l’artiste montréalais, établi à Los Angeles, David Altmejd (né en 1974), se concentrent sur la forme humaine, brouillant souvent les frontières entre la figuration et l’abstraction.


À propos de l’inspiration de l’élève :

Le travail du sculpteur canadien David Altmejd a stimulé mon intérêt pour la création de représentations désintégrées de la figure humaine. Dans Thoth, deux demi-têtes sont combinées : l’une est à l’envers et représente une tête humaine réaliste, tandis que l’autre est à l’endroit et comporte des pierres précieuses pointues représentant un visage déformé sous une forme abstraite. Inspiré par l’abstraction, mon dessin au crayon Conté représente un personnage – un homme âgé coiffé d’un chapeau usé par le temps – qui symbolise la résilience des personnes touchées par les tragédies nucléaires, dont les vies sont définitivement changées par des forces incontrôlables. Pourtant, sous la façade de stoïcisme se cache un sentiment palpable de vulnérabilité et de désespoir, car les dures réalités des dommages causés par les radiations se manifestent dans les traits déformés du visage. L’œuvre reflète l’impact dévastateur de la contamination nucléaire historique du Canada sur le corps humain et sert de portrait, obligeant le public à faire face aux profondes responsabilités morales liées à notre poursuite du progrès technologique.


–Meilin Yuan (11e année, St. John’s School, Vancouver, Colombie-Britannique)

Sculpture surréaliste d’un buste humain fragmenté avec un cou cristallin et une main détachée tenant un épi de blé, présentée sur un socle.

L’inspiration

David Altmejd, Thoth, 2019

Techniques mixtes, 74,9 x 41,9 x 41,9 cm

© l’artiste. Photo © Lance Brewer. Avec l’aimable autorisation de White Cube

Dessin détaillé en noir et blanc d’une personne âgée portant un bonnet tricoté, aux traits profondément ridés, avec un œil semblant endommagé ou creux.

L’œuvre d’art de l’élève

Meilin Yuan, Fractured Soul (Âme fracturée), 2024

Conté, 150 x 106 cm

À propos de Prudence Heward :

Dans ses portraits de jeunes femmes solitaires ou en groupe, Prudence Heward (1896-1947) dépeint souvent son sujet avec une honnêteté inébranlable. Anna est la première œuvre d’Heward achetée par le Musée des beaux-arts du Canada.


À propos de l’inspiration de l’élève :

Prudence Heward a souvent représenté ses sujets féminins comme étant neutres et « peu attrayants », projetant les luttes des femmes. Dans ses peintures, l’arrière-plan et la figure sont toujours dissonants : l’arrière-plan est simplifié, mais la figure est détaillée et sculpturale, ce qui crée une impression de désordre. Le portrait Anna a attiré mon attention en raison de l’expression misérable du visage du sujet. La figure sans embellissement me donne l’impression qu’il s’agit d’une personne existant naturellement, et non d’une déesse. Le décalage entre Anna et son environnement me fait penser qu’elle n’est pas satisfaite du statu quo. En guise de répartie, j’ai joué sur ce sentiment de dissonance avec mon autoportrait, en le plaçant contre un paysage urbain désorientant pour exprimer l’expérience déroutante du décalage entre mes pensées et les normes culturelles canadiennes. La peinture traduit le sentiment d’accablement que j’ai ressenti après avoir immigré au Canada.


–Lok Yiu Janice Lee (12e année, Fort Richmond Collegiate, Winnipeg, Manitoba)

Peinture d’une femme assise portant un foulard bleu et un gilet rouge, sur fond d’arbres dénudés et d’un paysage extérieur aux tons atténués.

L’inspiration

Prudence Heward, Anna, v.1927

Huile sur toile, 91,6 x 66,4 cm

Collection du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

Achat 1928

Portrait illustré d’une jeune femme en robe fleurie, se tenant dans un couloir industriel futuriste avec des tuyaux, des machines et un drapeau canadien en arrière-plan.

L’œuvre d’art de l’élève

Lok Yiu Janice Lee, Out of Whack (Hors jeu), 2024

Acrylique sur toile, 40,6 x 50,8 cm

Photographie en noir et blanc d’une femme à un bureau examinant des photographies et des documents épars, avec une lampe et un encrier à proximité.

L’inspiration

General Idea, The 1971 Miss General Idea Pageant (Le concours de beauté Miss General Idea 1971), 1971

Divers moyens d’expression (mail art, performance, photographie et documents éphémères), dimensions variables

Collections diverses

À propos de General Idea :

Le collectif artistique General Idea (composé de AA Bronson, Felix Partz et Jorge Zontal) s’est fait connaître dans les années 1970 grâce à ses performances, ses photographies et ses installations révolutionnaires qui critiquaient tout, de la culture de consommation aux médias de masse, en passant par les inégalités sociales et la crise du VIH/sida.

Collage abstrait représentant une figure vêtue d’une cape sombre sur un fond coloré de motifs, d’éclaboussures et de formes circulaires.

L’œuvre d’art de l’élève

Theo Newbury, Abstraction, 2024

Illustration numérique, 56,4 x 63,5 cm

À propos de l’inspiration de l’élève :

Au milieu d’une nouvelle vague de haine contre les personnes homosexuelles, la communauté LGBTQ+ du Canada est plus forte que jamais. L’art est un moyen d’expression qui transcende n’importe quelles frontières. Pionnier de l’expression homosexuelle et de la sensibilisation au sida, le collectif General Idea a changé la scène artistique au pays. Leurs œuvres sont un témoignage inspirant de notre courageuse histoire – une assurance que nous ne perdrons jamais notre créativité inconvenante et audacieuse. Marcel Dot reste une icône en tant que Miss General Idea 1971, ce qui est la pièce maîtresse – parmi d’autres symboles – de mon hommage à un avenir plus acceptable et à un passé douloureux. Nos voix seront entendues et nous donnerons de la fierté aux pionnières et pionniers qui ont pavé notre chemin!


–Theo Newbury (10e année, École Mount Pearl Senior High, Mount Pearl, Terre-Neuve-et-Labrador)

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