Zacharie Vincent Telari-o-lin, chef huron et peintre, v.1875-1878

Zacharie Vincent, Zacharie Vincent Telari-o-lin, chef huron et peintre, v.1875-1878, huile et mine de plomb sur papier, 92,7 x 70,8 cm, Château Ramezay, Montréal.
Dans cette composition, Vincent se représente à mi-corps et confronte directement le spectateur. Le cadrage se resserre sur la figure qui occupe pratiquement tout l’espace. Cet autoportrait est le seul dans la production de Vincent à présenter en arrière-plan un paysage forestier dominé par des collines ensoleillées, rayonnant dans un ciel bleu clair.
Dans le contexte proto-industriel, la nature et le sujet autochtone sont considérés comme deux éléments menacés de disparition. Le parallèle entre le chef flamboyant et la nature lumineuse aurait sans doute permis à Vincent de renverser le discours alarmiste associé au soi-disant déclin de sa communauté.
Galerie

Zacharie Vincent et son fils Cyprien, v.1851

Tête d’orignal, d’après nature, v.1855

Le Lac Saint-Charles, v.1860

Incendie du moulin à papier de Lorette, v.1862

Autoportrait, s.d.

Zacharie Vincent Telariolin chef huron et son portrait peint par lui-même, v.1875

Zacharie Vincent Telari-o-lin, chef huron et peintre, v.1875-1878

Fabricant de raquettes, s.d.

Emplacement de camp (homme avec grand manteau), s.d.