Selon A. Y. Jackson, un membre fondateur du Groupe des Sept, Prudence Heward (1896-1947) était « le meilleur peintre que nous ayons jamais eu au Canada, mais elle n’a jamais obtenu la reconnaissance qu’elle méritait tant de son vivant ». Réputée pour ses portraits de femmes provocants, son traitement expressionniste de la couleur et ses modelés sculpturaux, Heward donne un nouveau sens à la représentation de sujets féminins dans les années 1920 et 1930. Après des études à l’Art Association de Montréal auprès de William Brymner, elle devient une personnalité de premier plan dans le milieu artistique montréalais. Elle participe à son mouvement d’avant-garde dans l’entre-deux-guerres, s’associe au Groupe de Beaver Hall, au Canadian Group of Painters et à la Société d’art contemporain, et expose auprès des membres du Groupe des Sept.

« L’intériorité qu’elle a su insuffler à ces tableaux de femmes qui ne sourient jamais me fascine. »

– Julia Skelly

Prudence Heward. Sa vie et son œuvre décrit les approches fascinantes de l’artiste à l’égard de ses sujets : elle demeure attentive aux enjeux de classe sociale, de sexe et de race. Heward fait partie des peintres canadiens les plus innovateurs du début du vingtième siècle. Malgré l’exposition commémorative itinérante organisée par la Galerie nationale du Canada à Ottawa peu après son décès survenu en 1947, elle tombe rapidement dans l’oubli jusqu’à ce que des historiennes de l’art féministes redécouvrent son œuvre. Julia Skelly nous révèle pourquoi Heward est maintenant reconnue comme une pionnière et l’un des artistes canadiens les plus innovateurs de son époque.



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ISBN 978-1-4871-0072-8

Publié dans Canada

Institut de l’art canadien

Collège Massey, Université de Toronto

4, place Devonshire
Toronto, Ontario, M5S 2E1


Image de la bannière : Prudence Heward, Femme sur une colline (Girl on a Hill), 1928. Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa, no 3678.

À propos de l’autrice :

Julia Skelly

Julia Skelly est titulaire d’un doctorat de l’Université Queen’s et enseigne au Département d’histoire de l’art et de communication à l’Université McGill. Skelly est l’auteure de Addiction and British Visual Culture, 1751–1919: Wasted Looks (2014) et la rédactrice en chef de The Utilities of Excess in Visual and Material Culture, 1600–2010 (2014). Son livre le plus récent, Radical Decadence: Excess in Contemporary Feminist Textiles and Craft, a été publié en 2017.

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