Le défi étudiant S’inspirer de l’art canadien 2026

Célébrer la relève artistique du Canada

Selon vous, à quoi ressemble le Canada? Quels paysages, souvenirs, traditions et communautés façonnent votre sentiment d’appartenance? Pour la sixième édition du défi étudiant S’inspirer de l’art canadien, nous avons convié les élèves de partout au pays à explorer le thème « Le Canada tel que je le vois ». Les jeunes artistes de la 7e à la 12e année y ont répondu avec une imagination et un instinct remarquables. En tirant leur inspiration des artistes William Kurelek (1927-1977), Zachari Logan (né en 1980), Meryl McMaster (née en 1988), Norval Morrisseau (1932-2007), Annie Pootoogook (1969-2016) et bien d’autres, les élèves ont cherché à montrer l’expérience canadienne à travers des points de vue souvent très sensibles et personnels. Leurs œuvres célèbrent les traditions familiales, la diversité culturelle, l’identité autochtone, les souvenirs d’enfance et la beauté du paysage canadien, tout en dialoguant avec des réalités contemporaines allant des déséquilibres environnementaux aux impacts des nouvelles technologies. Ces œuvres réunies nous offrent un portrait percutant de la nation à travers le regard de cette génération réfléchie, créative et profondément ancrée dans ses lieux et sa communauté.

Exhibition

A drawing of a family inside a tent in a northern landscape

L’inspiration

Annie Pootoogook, Family Camping on the Land (Famille qui campe sur les terres), 2001-2002, crayon de couleur et crayon-feutre sur papier, 50,8 x 66,2 cm, Collection McMichael d’art canadien, Kleinburg.

À propos d’Annie Pootoogook

Née à Kinngait (Cap Dorset), l’artiste Annie Pootoogook illustre sa communauté du Nord de manière inédite, créant des œuvres sur papier qui lui ont valu une reconnaissance nationale et internationale.

A student's drawing of a bear standing in a mountain landscape

L’œuvre de l’élève

Farrow MacDougall, Tombstone Mountains (Les Montagnes Tombstone), 2026, aquarelle et crayon de couleur sur papier, 60,9 x 45,7 cm.

Démarche artistique de l’étudiante

Ma peinture représente le paysage du Nord du Canada et est inspirée par Annie Pootoogook. Annie Pootoogook est une artiste inuite née en 1969, issue d’une longue lignée d’artistes. L’art d’Annie est inspiré du peuple inuit et de son mode de vie. Mon œuvre, réalisée en crayons de couleur et en aquarelle, illustre les Montagnes Tombstone au Yukon. Les couleurs que j’ai choisies sont plus exagérées que dans la vraie vie, ce qui fait ressortir le paysage. Dans le coin du bas, j’ai dessiné un ours, car je trouve que cela s’agence à l’atmosphère de solitude et de calme de cette scène. Je me suis inspiré de Famille qui campe sur les terres d’Annie Pootoogook. Les couches derrière la tente et la douceur de son crayon de couleur ont influencé ma technique. J’ai créé des couches similaires dans mon œuvre et j’ai utilisé le crayon de couleur pour les contours pour faire ressortir la base de peinture.


–Farrow MacDougall (9e année, École Robert-Service, Cité de Dawson, Yukon)

À propos de Mary Pratt

La peintre Mary Pratt (1935-2018) de Terre-Neuve-et-Labrador est une virtuose de l’observation du quotidien qui saisit ses sujets – souvent des scènes domestiques qui incluent parfois ses ami·es et des membres de sa famille – avec une précision photographique et une complexité fascinante.


Démarche artistique de l’étudiante

Mon œuvre d’art est inspirée par Mary Pratt et sa peinture Une autre province du Canada. Pratt est connue pour transformer des moments simples du quotidien en scènes sensibles et visuellement percutantes. Dans mon œuvre, j’explore une activité canadienne : la confection et la dégustation du sirop d’érable. J’ai décidé de représenter cette tradition à partir d’un point de vue plus personnel en illustrant une version plus jeune de moi-même partageant cette expérience avec une amie. Comme Pratt, j’ai été méticuleuse dans les détails, comme la texture et l’éclat de la tire d’érable. Je montre qu’elle est translucide et qu’elle réfléchit la lumière sur sa surface brillante pour la faire ressembler à du verre. Mon œuvre est connectée au thème Le Canada tel que je le vois, car elle montre que des traditions comme la préparation du sirop d’érable sont plus que des passe-temps canadiens. Ce sont des souvenirs et des expériences qui réunissent les gens de plusieurs cultures différentes. En combinant l’inspiration qu’est le style photoréaliste de Pratt et ma perspective sur mon propre souvenir d’enfance, ma peinture reflète à la fois l’importance culturelle de cette activité et la signification personnelle que j’y attribue.


–Sarah Mao (9e année, École catholique St. Theresa of Lisieux, Vaughan, Ontario)

Two people standing on a dock, holding a fish between them.

L’inspiration

Mary Pratt, Another Province of Canada (Une autre province du Canada), 1978, huile sur masonite, 91,4 x 69,8 cm, The Rooms, St. John's.

A student's painting of two children eating maple syrup candy in a winter scene.

L’œuvre de l’élève

Sarah Mao, The Taste of Canada (Le goût du Canada), 2026, acrylique sur toile, 41 x 30 cm.

À propos de Christopher Pratt

Christopher Pratt (1935-2022) est un peintre et graveur prolifique connu pour ses conceptions méticuleuses et ses représentations appliquées de paysages atmosphériques, d’architecture et du quotidien à Terre-Neuve-et-Labrador.


Démarche artistique de l’étudiante

Ma peinture Du Nord vers de nouveaux horizons montre un symbole canadien, l’orignal, dans une station de train calme près de la mer, sortie de mon imagination. Il se démarque dans ce décor japonais, créant une scène à la fois intéressante, inattendue et paisible. Je me suis inspirée de Sur Water Street - Ensoleillement de Christopher Pratt. L’immobilité et la simplicité de son œuvre me rappellent un quai de train. Comme Pratt, j’ai utilisé des lignes horizontales pour positionner les bancs et organiser l’espace. J’ai aussi utilisé la lumière du soleil pour créer un environnement calme et serein. L’océan, en arrière-plan, représente comment différents lieux sont connectés, montrant ainsi la diversité culturelle, un point important de l’identité canadienne. J’ai des ascendances japonaises et canadiennes et je vis à Terre-Neuve. Cette œuvre présente qui je suis et mon envie de combiner différents éléments de mon bagage culturel à l’intérieur d’une seule scène.


–Tiara Naka-Reynolds (9e année, École secondaire St. Paul’s, St. John's, Terre-Neuve-et-Labrador)

L’inspiration

Christopher Pratt, On Water Street – Sunlit (Sur Water Street - Ensoleillement), 1988, lithographie, 33,2 x 66,3 cm, The Rooms, St. John's.

L’œuvre de l’élève

Tiara Naka-Reynolds, From North to New Horizons (Du Nord vers de nouveaux horizons), 2026, acrylique sur toile, 40,6 x 50,8 cm.

L’inspiration

Kazuo Nakamura, Suspended Landscape (Paysage en suspens), 1969, huile sur toile, 109,2 x 114,3 cm, collection privée.

À propos de Kazuo Nakamura

Kazuo Nakamura (1926-2002) est un peintre et sculpteur canado-nippon. Il est membre cofondateur du Groupe des Onze, le premier collectif d’artistes abstraits de l’Ontario. Nakamura crée des paysages abstraits aux compositions minimalistes et introspectives, inspirés de la science, des mathématiques et de la nature.

L’œuvre de l’élève

Ziyu Wang, Nychthemeron Mountains (Les Montagnes Nycthémères), 2026, aquarelle sur papier, 40,6 x 50,8 cm.

Démarche artistique de l’étudiant

Mon œuvre d’art est sur le Canada et la manière dont différents éléments de la nature se réunissent en un seul dessin. En m’inspirant de Paysage en suspens de Kazuo Nakamura (1926-2002), j’ai utilisé un cercle divisé en deux parties pour représenter la beauté du paysage naturel canadien de jour et de nuit; c’est pourquoi j’ai appelé mon œuvre Les Montagnes Nyctémères.


–Ziyu Wang (7e année, Studios Dadi, Montréal, Québec)

À propos de Tom Thomson

Bien que la carrière d’artiste prometteuse de Tom Thomson (1877-1917) prend fin rapidement, il laisse une trace indélébile sur la tradition du paysage au Canada. Ses peintures affirmées et expressives de panoramas du Parc Alquonquin de l’Ontario réussissent à définir une identité visuelle que l’on considère typiquement canadienne.


Démarche artistique de l’étudiante

Cette peinture représente Bon Echo, un lieu de camping réputé que j’ai visité avec ma famille. J’aime le camping, car c’est un moment où ma famille est réunie. Pour me rappeler ces précieux voyages à Bon Echo, j’ai réalisé une peinture de mon père, mon frère et moi en kayak. Elle nous présente sur un lac calme, entourés par la nature. La forêt s’étend au-delà du paysage et ma famille, dans l’embarcation, admire la vue. Je suis d’avis que ce qui rend le Canada spécial est en partie la beauté de sa nature. Il faut dire que chacun et chacune d’entre nous est soit né au Canada, soit venu d’un autre pays, mais nous sommes tous ici ensemble et formons une communauté. Mon œuvre d’art est inspirée par Tom Thomson, car il peint les paysages canadiens et utilise la couleur pour mettre en lumière la beauté du Canada.


–Hyeyul Kim (7e année, Studio Ana Vatres, Kitchener, Ontario)

L’inspiration

Tom Thomson, The Pointers (Les barges de drave), 1916-1917, huile sur toile, 101 x 114,6 cm, Collection permanente de Hart House, Université de Toronto.

L’œuvre de l’élève

Hyeyul Kim, The Beauty of Canada (La beauté du Canada), 2026, acrylique sur toile, 35,6 x 27,9 cm.

L’inspiration

Meryl McMaster, Anima, 2012, épreuve numérique chromogène, 91,4 x 91,4 cm.

À propos de Meryl McMaster

Meryl McMaster (née en 1988) est une artiste de renom spécialisée en photographie dont le travail explore souvent les constructions de l’identité en relation avec le territoire et le plus-qu’humain. En utilisant des accessoires, des habits et des éléments performatifs, McMaster met en scène des autoportraits qui floutent la frontière entre le réel et l’imaginaire.

L’œuvre de l’élève

Clementine Sweet Pea Beaulieu, The Quiet Observer (L’observatrice silencieuse), 2026, acrylique et crayon de couleur sur panneau de bois, 50,8 x 50,8 cm.

Démarche artistique de l’étudiante

Inspirée de la photographie Anima de Meryl McMaster, cet autoportrait explore l’identité à travers un point de vue éthéré et onirique. J’adore que l’artiste juxtapose son visage pâle aux papillons colorés, ce que j’ai essayé de reproduire dans ma peinture.

J’y fais référence à mes origines métisses et polonaises à travers la bordure tissée et les boucles d’oreilles en perles, qui reprennent les couleurs de la ceinture métisse et de l’art populaire polonais. Alors que je commence à comprendre ces parties de moi-même, la peinture devient un acte d’introspection et d’extrospection. Le papillon lune qui recouvre un œil symbolise une évolution intérieure subtile, tandis que l’autre œil interpelle la personne spectatrice, suggérant une prise de conscience du monde qui l’entoure. Le regard nous suit, comme s’il nous observait. Mon chandail se fond au décor, démontrant un désir d’avancer au-delà de la conformité en me transformant, comme un papillon. Ce symbole est aussi lié à un souvenir d’enfance en camping avec ma famille à Parcs Ontario où j’ai observé les papillons de nuit en nature. Cette œuvre exprime mon avis que d’être canadienne signifie d’embrasser et d’explorer plusieurs héritages, ce qui me permet de mieux comprendre celle que je deviens. Avoir des origines multiculturelles et au cœur de l’identité canadienne.


–Clementine Sweet Pea Beaulieu (11e année, Newtonville, Ontario)

À propos de William Kurelek

L’artiste canado-ukrainien William Kurelek (1927-1977) réalise un nombre incalculable de peintures de son enfance et du début de son âge adulte en Alberta et au Manitoba. Ses peintures traitant de ses souvenirs sont facilement ses œuvres les plus connues.


Démarche artistique de l’étudiant

William Kurelek est un artiste canadien célèbre, reconnu pour peindre son enfance au Canada. Je me suis inspiré de son œuvre Souvenirs d’enfance : une image nostalgique singulière dans laquelle Kurelek se représente observant la reconstruction de ses propres souvenirs. Les hivers d’hier illustre mon propre souvenir d’enfance de mon activité d’hiver canadienne préférée : glisser en luge et jouer dans la neige à l’infini. Cette peinture, qui me met en vedette enfant à mon école en Ontario lors d’une journée enneigée de décembre, montre mon point de vue fantasmé alors que ce souvenir nostalgique est projeté sur un écran au fond de la classe. Avec cette œuvre, je met en lumière que, bien que la peinture de Kurelek et la mienne ont été produites à près de cinquante ans d’écart, la manière dont les enfants canadiens célèbrent la saison hivernale n’a pas changé et résonne dans le cœur de bien des Canadiens.


–Luca Bourdos (10e année, Collège St. Basil the Great, Toronto, Ontario)

L’inspiration

William Kurelek, Reminiscences of Youth (Souvenirs d’enfance), 1968, techniques mixtes sur panneau comprimé, 125,1 x 149,5 cm, Musée des beaux-arts de l’Ontario, Toronto.

L’œuvre de l’élève

Luca Bourdos, Winters of Yesterday (Les hivers d’hier), 2026, huile sur toile, 30,5 x 40,6 cm.

À propos de Zachari Logan

Zachari Logan (né en 1980) est un artiste contemporain originaire de Regina, célébré ici et à l’international. Il explore, dans son travail, plusieurs techniques allant du dessin, à la céramique et à l’installation. Ses créations botaniques à grande échelle explorent les thèmes de la masculinité, de l’identité et du sentiment d’appartenance.


Démarche artistique de l’étudiante

L’œuvre d’art de Zachary Logan explore les thèmes de l’identité et de l’espace. Leshy

no 2 entremêle la chair et la nature pour créer un espace liminal qui communique comment l’identité, particulièrement l’identité queer, transcende les frontières de la binarité. Inspiré par cette hybridité et cette métaphore, j’ai peint un autoportrait introspectif qui personnifie les Grands Lacs, un lieu distinctif du Canada, en un être qui exprime la jeunesse, cette période ambiguë de découvertes personnelles. À la manière de l’utilisation des motifs botaniques de Logan, les qualités humaines du personnage se fusionnent aux plantes indigènes et aux eaux, produisant ainsi une entité allégorique dont la diversité de ses éléments reflète la complexité de la construction de l’identité. Le centre fougueux de ce personnage, semblable à de l’eau, représente l’incertitude et le tumulte intérieur qui accompagne la découverte de soi. La succession apaisante d’ondulations bleues révèle la beauté de l’inexplicable processus de découverte personnelle. En montrant la fluidité de la découverte de soi, j’invite les personnes spectatrices à voir leurs réflexions dans les eaux liminales et à réfléchir à la manière dont les identités canadiennes se forgent dans le territoire.


–Qing Yang (Olivia) Cheng (11e année, Collège Havergal, Toronto, Ontario)

L’inspiration

Zachari Logan, Leshy No 2 (Leshy no 2) de la série Natural Drag, 2016, pastel sur papier noir, 149,8 x 190,5 cm, collection privée, Californie.

L’œuvre de l’élève

Qing Yang (Olivia) Cheng, Water Ways (Le cours de l’eau), 2026, acrylique sur toile, 30,5 x 40,6 cm.

À propos de Norval Morrisseau

Norval Morrisseau (1931-2007) est un artiste anichinabé de Thunder Bay surnommé le « Picasso du Nord ». Ses peintures font converger les traditions orales autochtones, la spiritualité et l’iconographie dans une esthétique moderne très colorée.


Démarche artistique de l’étudiante

J’aime créer des portraits de personnes qui m’inspirent. J’ai décidé de peindre Norval Morrisseau (1931-2007), car il est un artiste autochtone célèbre qui a non seulement influencé ma pratique, mais aussi celles de beaucoup d’artistes. Ses peintures encouragent la controverse et mettent en lumière les récits autochtones. Je me sens connecté à lui par la communauté et la culture. Ses peintures me font sentir que j’existe et me rendent fière d’être qui je suis.


–Memoria Fiddler (12e année, École secondaire Dennis Franklin Cromarty, Thunder Bay, Ontario)

L’inspiration

Norval Morrisseau, Self-Portrait (Autoportrait), 1975, acrylique sur panneau comprimé, 100 x 80 cm, Collection McMichael d’art canadien, Kleinburg

L’œuvre de l’élève

Memoria Fiddler, Norval Morrisseau at Work (Norval Morrisseau au travail), 2026, acrylique sur toile,

45,7 x 60,9 cm.

L’inspiration

Jean Paul Lemieux, Julie et l’univers, 1965, huile sur toile, 104 x 142,5 cm, Collection Pierre Lassonde.

À propos de Jean Paul Lemieux

Le peintre célèbre Jean Paul Lemieux (1904-1990), considéré comme l’un des artistes les plus significatifs de l’histoire moderne du Canada, est connu pour ses représentations figuratives sans fioritures de la condition humaine.

L’œuvre de l’élève

Lamias Sharshar, Driven Snow (Neige tassée), 2026, aquarelle et crayon de couleur sur papier, 21,5 x 24 cm.

Démarche artistique de l’étudiante

Quand j’étais enfant, mes émotions étaient toujours amplifiées, même par les plus petites choses, ce qui m’envahissait de tristesse. À mes yeux, quelque chose d’aussi anodin que ma mère qui refuse de jouer dans la neige avec moi une journée où il faisait moins trente degrés en plein hiver à Calgary s’avérait un rejet si grand que je refuserais même de lui redemander une prochaine fois. À l’époque, j’étais trop naïve et obnubilée par mon propre sentiment de rejet pour comprendre ma mère. En tant qu’immigrante soudanaise au Canada, elle ne voyait pas la neige comme moi je la voyais. Pour moi, c’était une toile sur laquelle je pouvais projeter mes univers ; pour elle, la neige était un obstacle qui la talonnait sur le chemin du travail; la gadoue sombre symbolisait les responsabilités et les difficultés. Julie et l’univers de Jean Paul Lemieux est une peinture qui, pour moi, est une représentation similaire d’une enfance mélancolique et présente les émotions que peut évoquer un paysage aussi anodin que la cour arrière chez moi.


–Lamias Sharshar (12e année, École secondaire Lester B. Pearson, Calgary, Alberta)

À propos de David Thauberger

David Thauberger (1948-2026) est un peintre multidisciplinaire, graveur et céramiste connu pour ses paysages plats et colorés représentant l’architecture iconique et les vastes horizons des Prairies candiennes.


Démarche artistique de l’étudiante

David Thauberger est né à Holdfast, en Saskatchewan. Il est connu pour ses œuvres colorées et surréelles des Prairies. Sa toile, Lever de soleil sur les récoltes, dégage une impression troublante d’espace infini; le champ s’étend jusqu’à rencontrer le ciel bleu immaculé. Le sentiment d’immobilité et d’artificialité qui se dégage de sa toile m’a inspiré à créer une œuvre qui adjoint le sol et le ciel en mouvement avec l’intelligence artificielle. Comme un nouveau centre de données vient tout juste d’être approuvé en périphérie de Regina, les menaces envers l’art canadien et la vie sauvage deviennent très urgentes. J’ai voulu exprimer la peur que je ressens en lien avec la destruction des prairies à travers une peinture de paysage qui bogue. Alors que les avancées de l’IA s’accélèrent et s’incrustent dans la communauté artistique, mon œuvre sert d’avertissement sur les effets que cela aura sur la vie sauvage et les risques d’abandonner l’art fait par de vrais humains.


–Wren Dreher (11e année, École secondaire catholique Dr. Marten LeBoldus, Regina, Saskatchewan)

L’inspiration

David Thauberger, Harvest Sunrise (Lever de soleil sur les récoltes), 2014, acrylique sur toile, 91,4 x 121,9 cm, collection privée, avec l’aimable autorisation de la Slate Fine Art Gallery, Regina.

L’œuvre de l’élève

Wren Dreher, Parasite on the Prairies (Parasite des Prairies), 2026, acrylique sur toile, 40,6 x 48,3 cm.

À propos de Helen McNicoll

L’une des artistes canadiennes les plus prolifiques, Helen McNicoll (1879-1915) a rencontré le succès grâce à ses représentations lumineuses et ensoleillées de paysages ruraux, d’enfants et de figures de femmes modernes, ce qui a contribué à populariser l’impressionnisme au Canada.


Démarche artistique de l’étudiant

Cette peinture saisit un souvenir de voyage en famille au Lac Supérieur à l’automne. Bien que j’étais entouré de ma famille, je me sentais seul et déboussolé alors que je réfléchissais à la courte durée de la vie et à quel point l’amour semble souvent incertain. Pendant que ma petite sœur ramassait des pierres sur le rivage, je me suis promené seul le long de la plage de galets avec toutes ces pensées en tête. Ce dont je me souviens le plus, c’est que tout était orange : le ciel, l’eau, la lumière sur mon grand-père et le paysage au grand complet. Cette chaleur n’a pas su effacer ma tristesse, mais l’a adoucie. La couleur du coucher de soleil m’a embrassé, comme si la nature me protégeait, le temps d’un instant, pour me permettre de respirer. Dans ce silence, mes soucis se sont atténués. Plus tard, en peignant cette œuvre, je me suis rendu compte que, même lorsqu’on s’égare, la vie continue de nous offrir des moments de beauté qui nous montrent que cela vaut la peine de continuer. Mon inspiration est Septembre ensoleillé de Helen McNicoll. Ses coups de pinceau texturés ont influencé ma propre utilisation de coups de pinceau visibles pour créer de l’atmosphère.


–Jack Wang (10e année, École secondaire Thomas A. Blakelock, Oakville, Ontario)

L’inspiration

Helen McNicoll, Sunny September (Septembre ensoleillé), 1913, huile sur toile, 92 x 107,5 cm, Collection Pierre Lassonde.

L’œuvre de l’élève

Jack Wang, 6 Days – Orange (6 jours – Orange), 2026, acrylique sur toile, 45,7 x 61 cm.

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