One Year of AZT (Une année d’AZT), 1991

Photographie d'une installation de General Idea. Dans une pièce étroite ou un couloir dont le fond est occupé par de grandes fenêtres, deux murs gris sont recouverts de haut en bas de centaines de capsules en plastique ressemblant au médicament antirétroviral AZT (comprimés blancs avec une bande bleue verticale au milieu). Au milieu de la pièce se trouvent cinq grandes reproductions de ce même comprimé, chacune légèrement plus grande qu'un corps humain, disposées côte à côte sur le sol.

General Idea, One Year of AZT (Une année d’AZT), 1991, 1825 gélules en styrène moulé sous vide fixées au mur, 12,7 x 31,7 x 6,3 cm chacune, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa.

Une année d’AZT est un coup de projecteur sur la vie avec le VIH. Homologué en 1987, l’AZT, ou azidothymidine, est le premier médicament mis au point aux États-Unis pour traiter les personnes atteintes du VIH et retarder l’apparition du sida. Produisant d’énormes effets secondaires, l’AZT est particulièrement toxique. Les doses initiales sont très élevées, et l’horaire des prises est très rigoureux. AA Bronson insiste sur le sens particulier que prend cette œuvre pour le groupe, étant donné le diagnostic qui frappe Felix Partz et Jorge Zontal en 1989 et en 1990 : « Notre vie était envahie par les pilules; l’appartement était envahi par les pilules […] tout comme notre travail. » Pour l’installation Une année d’AZT, le groupe crée des gélules en plastique qui représentent l’AZT. Elle comporte 1825 de ces gélules, soit précisément le dosage annuel que Partz doit absorber.


Une année d’AZT s’inscrit dans le pan de l’œuvre de General Idea axé sur le sida. Elle est généralement exposée en compagnie d’une autre installation intitulée Une journée d’AZT, 1991, composée de cinq grosses gélules correspondant à la posologie quotidienne. Les gélules en fibre de verre d’Une journée d’AZT sont monumentales. Par leur taille un peu supérieure à celle du corps, chacune évoque un cercueil.

Galerie

Une année d’AZT - Art Canada