Dans sa courte vie, Helen McNicoll (1879-1915), née à Montréal, popularise l’impressionnisme au Canada et documente le rôle des femmes au début du vingtième siècle. Si ses représentations de paysages ruraux ensoleillés, de scènes intimes avec des enfants ou des figures féminines modernes semblent à première vue conventionnelles, son œuvre offre un aperçu remarquable sur les conventions liées aux genres. Dans une peinture d’un style acceptable pour une femme de son époque, elle crée néanmoins des images de sujets féminins qui offrent des critiques subtiles de leurs rôles attendus. Sourde depuis l’âge de deux ans, McNicoll, qui travaillait principalement en Europe, obtient un succès international considérable pendant sa carrière d’une seule décennie. Pour en savoir plus sur Helen McNicoll, lisez Helen McNicoll : sa vie et son œuvre par Samantha Burton.
À propos de la conservatrice : Samantha Burton
Samantha Burton est chargée de cours au département d’histoire de l’art de la University of Southern California à Los Angeles, où elle a d’abord travaillé à titre de chercheure postdoctorale, boursière du CRSH de 2013 à 2015. Elle a obtenu son doctorat de l’Université McGill en 2012, se méritant le prix Arts Insights pour la meilleure thèse en sciences humaines ainsi que le prix du Réseau d’études canadiennes pour la meilleure thèse au niveau national.
Image de la bannière : Helen McNicoll, The Little Worker (La petite ouvrière), détail, v.1907, huile sur toile, 61 x 51,3 cm, Musée des beaux-arts de l’Ontario, Toronto.
Galerie

Sunny September (Septembre ensoleillé), 1913

In the Shadow of the Tree (À l’ombre de l’arbre), v.1914

The Apple Gatherer (La cueilleuse de pommes), v.1911

The Little Worker (La petite ouvrière), v.1907

Interior (Intérieur), v.1910

The Open Door (La porte ouverte), v.1913

Under the Shadow of the Tent (À l’ombre de la tente), 1914

The Chintz Sofa (Le divan de chintz), v.1913

The Victorian Dress (La robe victorienne), 1914
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