Sandy Bay Residential School Series (Série sur le Pensionnat indien de Sandy Bay), 2009

Quatre dessins au pastel à l'huile de Robert Houle disposés en formation 2 x 2. En haut à gauche : le sous-sol d'une église aux murs vert menthe ; en haut à droite : un lit recouvert d'une couverture marron dans une chambre marron, avec une lettre Y majuscule visible près du pied du lit ; en bas à gauche : le sommet de la tête d'un enfant assis par terre à côté d'un lit, face à une porte rouge ; en bas à droite : le champ devant l'écran d'un cinéma en plein air, la scène étant rendue en bleu clair.

Robert Houle, Sandy Bay Residential School Series (Série sur le Pensionnat indien de Sandy Bay), 2009, bâton d’huile sur papier, vingt-quatre dessins de 58,4 x 76,2 cm ou 76,2 x 58,4 cm chacun, School of Art Gallery, Université du Manitoba, Winnipeg. Vu ici, de haut en bas, et de gauche à droite : Church Basement (Le sous-sol de l’église), I’m Cornered (Je suis coincé), Night Predator (Le prédateur de nuit) et Drive-In Predator (Le prédateur du ciné-parc).

Cette série de vingt-quatre dessins est déclenchée, en partie, par un cauchemar au sujet d’un incident que Houle avait réprimé; le rêve s’est produit après son retour à Sandy Bay pour des funérailles en 2009.


Cette œuvre très personnelle reprend les souvenirs de l’artiste de l’expérience des pensionnats indiens — des abus physiques, sexuels et spirituels. Houle considérait un dessin comme terminé dès que le souvenir d’une expérience le quittait. L’achèvement de chaque dessin signifiait pahgedenaun, « laissez-le quitter votre esprit », ce qui pour lui était un concept plus significatif que le pardon.

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