École dans un jardin, v.1934

Tableau représentant des hommes et des femmes dans le jardin d'une école, penchés pour cueillir des fruits et des légumes, avec une clôture, des personnes et un vélo au premier plan

Pegi Nicol MacLeod, School in a Garden (École dans un jardin), v.1934, huile sur toile, 112,4 x 99 cm, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa.

Tableau représentant trois personnes portant des bonnets d'hiver au premier plan, avec, à l'arrière-plan, des personnes jouant au hockey sur une patinoire

Pegi Nicol MacLeod, Amateur Hockey (Hockey amateur), s.d., aquarelle, 62,9 x 50,2 cm, collection privée.

Peinture représentant des hommes et des femmes dans un jardin, en train de récolter des cultures et de sarcler la terre

Pegi Nicol MacLeod, Public School Garden (Jardin scolaire public), 1934, aquarelle sur papier, 70 x 54,5 cm, Art Gallery of Greater Victoria.

Après avoir présenté les aquarelles Amateur Hockey (Hockey amateur), s.d., lors d’une exposition de l’Ontario Society of Artists au Musée des beaux-arts de Toronto (aujourd’hui Musée des beaux-arts de l’Ontario en 1934, l’intérêt de MacLeod pour des scènes représentant des enfants se poursuit. Dans l’œuvre École dans un jardin, elle représente un groupe d’élèves s’occupant d’un potager situé en face de la maison de ses parents à Ottawa, vue depuis son atelier aménagé dans le grenier. Comparé à ses paysages antérieurs, l’œuvre École dans un jardin marque un tournant décisif vers des compositions figuratives débordantes de mouvement. Elle préfigure également les scènes urbaines animées et improvisées qui définiront plus tard son style.


En créant cette peinture à l’huile de grand format, rendue dans des nuances vives de vert, MacLeod adopte un point de vue oblique unique sur la scène. Cette perspective surélevée lui permet de mettre en scène la composition de manière dynamique sur plusieurs plans. Au premier plan, une clôture grillagée encadre les personnages qui cueillent des fleurs et s’appuient contre un vélo. Leur immobilité est accentuée par le mouvement animé de l’autre côté de la clôture, où des enfants se penchent pour désherber et travailler dans le jardin. La juxtaposition entre l’observation sereine au premier plan et l’activité animée à l’arrière-plan crée un rythme visuel saisissant.


Par la suite MacLeod évoque l’importance capitale du jardin de l’école dans le développement de ses débuts artistiques, en déclarant : « Ce jardin et les enfants qui y travaillaient ont inspiré la plupart de mes premières œuvres ». Selon l’historienne de l’art Joan Murray, les peintures de MacLeod représentant des écoliers dans des jardins marquent un tournant dans sa pratique, annonçant une évolution vers des scènes mettant en scène plusieurs personnages absorbés par une activité. Des tableaux comme École dans un jardin introduisent également les coups de pinceau sinueux qui allaient devenir la marque distinctive de son style. MacLeod revient sur ce thème tout au long des années 1930, travaillant à l’huile et dans les rares carnets de croquis qui nous sont parvenus, dans lesquels elle utilise presque exclusivement l’aquarelle.

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