7IDANsuu James Hart, Reconciliation Pole: Honouring a Time Before, During and After Canada’s Indian Residential Schools (Mât de la réconciliation : hommage à une époque avant, pendant et après les pensionnats autochtones du Canada), 2015-2017

A carved pole stands, surrounded by grass and trees.

(Mât) 7IDANsuu James Hart, Reconciliation Pole: Honouring a Time Before, During and After Canada’s Indian Residential Schools (Mât de la réconciliation : hommage à une époque avant, pendant et après les pensionnats autochtones du Canada), 2015-2017, cèdre rouge et jaune, peinture, cuivre, ormeau, 1,516 x 147 x 147 cm; (base) Kayám Richard Campbell et 7IDANsuu James Hart, θəʔit (Truth) [θəʔit (Vérité)], 2023, bronze, 485 x 485 cm, Morris and Helen Belkin Art Gallery, Université de la Colombie-Britannique, Vancouver.

Lu de la base vers le ciel, le Mât de la réconciliation : hommage à une époque avant, pendant et après les pensionnats autochtones du Canada, haut de près de dix-sept mètres et sculpté par le sculpteur haïda 7IDANsuu James Hart (né en 1952), déploie un récit historique. À la base, des êtres-emblèmes et des créatures nourricières — le saumon, la mère ourse, le corbeau — évoquent la vitalité des mondes autochtones avant la colonisation. Au-dessus d’eux s’élève un pensionnat méticuleusement sculpté, modelé d’après celui que le grand-père de Hart a fréquenté. Autour du bâtiment, des rangées d’enfants en uniforme se tiennent la main, mais sont sculptées sans pieds; leurs corps tronqués signalent l’arrachement délibéré des enfants à la terre, à la langue et à la famille. Pour appuyer cette image, plus de 68 000 clous en cuivre ponctuent la surface du mât. Enfoncés par des survivants, des descendants, des écoliers de la région et des alliés, ces clous font office de marques de témoignage pour les enfants morts dans les pensionnats autochtones du Canada. Ensemble, ils scintillent comme des larmes, des cicatrices, des étoiles — un registre incarné des pertes.

Le Mât de la réconciliation refuse que l’histoire soit close. Hart l’a sculpté dans un cèdre rouge de huit cents ans et l’a érigé sur le territoire traditionnel du peuple Musqueam à l’Université de la Colombie-Britannique, transformant un espace commun du campus en lieu de mémoire publique. Il s’érige dans la continuité de la cérémonie, du témoignage des survivants et de la revitalisation linguistique et culturelle en cours dans les territoires autochtones. En sculptant le passé dans le présent, Hart demande à chaque spectateur : « Maintenant que vous avez vu, quel travail allez-vous accomplir? » Le mât rend hommage à ceux qu’on a enlevés, ceux qui ont survécu et ceux qui portent la mémoire vers l’avenir, insistant sur le fait que tout chemin vers la réconciliation doit commencer par la vérité et y revenir sans cesse.

Collection d’une nouvelle génération de témoins

Sonny Assu, Leila’s Desk (Le pupitre de Leila), 2013

Michael Barber, A Silent Sky (Un ciel silencieux), 2022

Christi Belcourt, Giniigaaniimenaaning (Looking Ahead) [Giniigaaniimenaaning (Regard vers l’avenir)], 2012

Rebecca Belmore, Apparition, 2013

Rain Cabana-Boucher, Laying Flowers (Déposer des fleurs), 2021-2024

Quill Christie-Peters, Portrait of Ste. Margaret’s Residential School and All It Could Not Contain (Portrait du pensionnat Ste. Margaret et de tout ce qu’il n’a pu contenir), 2018

Dana Claxton, Headdress – Shadae and Her Girlz (Coiffe – Shadae et ses filles), 2023

Beau Dick, The Ghost Confined to the Chair (Le fantôme confiné à la chaise), 2012

Oakley Rain Wysote Gray, Bleeding Heart Cape – M’st No’gmaq (All My Relations) [Cape Cœur saignant – M’st No’gmaq (Toutes mes relations)], 2021

7IDANsuu James Hart, Reconciliation Pole: Honouring a Time Before, During and After Canada’s Indian Residential Schools (Mât de la réconciliation : hommage à une époque avant, pendant et après les pensionnats autochtones du Canada), 2015-2017

Emma Hassencahl-Perley, White Flag (Drapeau blanc), 2015

Brent Henry, English Only! (En anglais seulement!), 2021

Shawn Hunt, Flipping the Bird (Faire un doigt d’honneur/Inverser l’oiseau), 2014

Lisa Jackson, Savage (Sauvage), 2009

Ursula Johnson, ITHA: The Livingroom (ITHA : le salon), 2021

Siassie Kenneally, All the Things That I Have Seen (Toutes les choses que j’ai vues), 2016

Jake Kimble, It’s All So Incredibly Loud (Tout est si incroyablement bruyant), 2025

Duane Linklater, i want to forget the english language, ulterior (je veux oublier la langue anglaise, ultérieur), 2020/23

Luke Marston, Bentwood Box (Boîte en bois cintré), 2009

Jim Logan, National Pastimes (Passe-temps nationaux), 1991

Kevin McKenzie, Being Indigenous (Être autochtone), 2024

Meryl McMaster, Truth to Power (Dire la vérité au pouvoir), 2017

Kent Monkman, The Scream (Le cri), 2017

Caroline Monnet, The Black Case (La mallette noire), 2014

Tim Moore, Erasure is Futile (L’effacement est inutile), 2021

Peter Morin, This is what happens when you perform the memory of the land (parts 1 and 2) [Voici ce qui se passe lorsqu’on active la mémoire de la terre (parties 1 et 2)], 2013

Saige “Nalakwsis” Mukash, 415 Braids (415 tresses), 2021

Carey Newman, Witness Blanket (La Couverture des témoins), 2013-2014

Davidee Ningeok, Sr., Residential School Nightmare (Cauchemar de pensionnat autochtone), 2015

Shelley Niro, The Shirt (Le chandail), 2003

Luke Parnell, Neon Reconciliation Explosion (Explosion de la réconciliation au néon), 2020

Dionne Paul, Her First Day of School [Son premier jour d’école (à elle)], 2013

Edward Poitras, Don’t Speak (Ne parle pas), 2015

Barry Pottle, Yale Dormitory (Residential School), North West River, Labrador [Dortoir Yale (pensionnat), North West River, Labrador], 2015

Teharihulen Michel Savard, Reciprocity (Réciprocité), 2009

Jason Sikoak, Sacrilege (Sacrilège), 2015

Greg Staats, Do’-gah – I don’t know [shrugging shoulders] [Do’-gah – je ne sais pas (haussement d’épaules)], 2020

Alan Syliboy, Grandmother 1 (Grand-mère 1), 1997

Jeff Thomas, Broken Treaties, 1613– (Traités rompus, 1613–), 2020

Jesse Tungilik, The Spirit of Intergenerational Trauma (L’esprit du traumatisme intergénérationnel), 2019

Tania Willard, Be a Good Girl (Sois une bonne fille), 2007

7IDANsuu James Hart, Reconciliation Pole: Honouring a Time Before, During and After Canada’s Indian Residential Schools (Mât de la réconciliation : hommage à une époque avant, pendant et après les pensionnats autochtones du Canada), 2015-2017 - Art Canada